100 jours du gouvernement : Thierry Minko détaille sa feuille de route, promet des produits de base moins chers, une croissance à 6% en 2026 | Gabonreview.com | Actualité du Gabon |

100 jours du gouvernement : Thierry Minko détaille sa feuille de route, promet des produits de base moins chers, une croissance à 6% en 2026 | Gabonreview.com | Actualité du Gabon |

 

 

Le ministre de l’Économie, des Finances et des Participations, chargé de la Dette et de la Lutte contre la vie chère, Thierry Minko, nommé le 1er janvier dernier, a détaillé, le 12 février, dans son intervention sur Gabon 24, à travers l’émission «le Gouvernement s’exprime», une feuille de route axée sur la relance économique et le soutien au pouvoir d’achat. Il a mis l’accent sur des mesures concrètes à impact immédiat pour les Gabonais. Plusieurs thématiques ont ainsi été abordées à l’exemple de l’économie nationale, de la lutte contre la vie chère, de la gestion de la dette et des financements sécurisés. 

Le ministre de l’Économie, des Finances et des Participations, chargé de la Dette et de la Lutte contre la vie chère, Thierry Minko, sur Gabon24, le 12 février 2026. © GabonReview/capture d’écran

 

Sur Gabon 24, et ce, depuis quelques jours, une nouvelle programmation intitulée «le Gouvernement s’exprime» donne la parole aux membres du gouvernement afin qu’ils présentent la feuille de route qu’ils entendent déployer sur les 100 premiers jours du gouvernement. Animée par la percutante Laetitia Ngalibika, par ailleurs directrice générale de cette chaine, cette émission a reçu, le 12 février, le ministre de l’Économie, des Finances et des Participations, chargé de la Dette et de la Lutte contre la vie chère, Thierry Minko. Il a notamment fait l’état des lieux de l’économie nationale, de la lutte contre la vie chère via la centrale d’achat, des contrôles des prix et fiscalité simplifiée. 

État des lieux économiques et lutte contre la vie chère via la centrale d’achat

Dans son intervention dans cette programmation qui donne la parole aux membres de l’équipe gouvernementale, Thierry Minko a indiqué l’économie gabonaise a crû de 3% en 2025, avec une projection de 6% pour 2026. Mais, ce rythme, égalant la croissance démographique naturelle, montre une dynamique insuffisante. «Notre économie n’est pas suffisamment dynamique», a affirmé le ministre, qui prône la souveraineté économique via la transformation locale des minerais pour créer emplois, salaires et impôts supplémentaires.

Comme priorité majeure des 100 jours, il a évoqué la mise en œuvre effective de la Centrale d’achat, qui implique des importateurs comme Ceca-Gadis, Prix Import et Supergel pour acheminer les produits de base, tels que la viande, le poisson, le riz à bas coûts, destinés à tous les circuits de distribution, y compris les marchés détaillants. «On va avoir une arrivée de produits de base de première nécessité qui vont faire en sorte que les coûts aujourd’hui, qu’on voit sur le marché, vont être de très loin inférieurs», a expliqué Thierry Minko, tout en soulignant un allègement du panier de la ménagère pour l’ensemble des résidents.

Gestion de la dette et financements sécurisés, contrôles des prix et fiscalité simplifiée

Évoquant le taux d’endettement, le ministre de l’Économie a indiqué qu’il oscille entre 65 et 68%, avec un encours de 8 000 à 8 500 milliards de francs CFA incluant des dettes antérieures mal utilisées, et le reprofilage étalera les remboursements sur 3 à 5 ans pour dégager de la marge. «Aujourd’hui, notre taux d’endettement se situe entre 65 et 68%. Si on gère bien nos dettes, on a de la marge», a insisté Thierry Minko, financée par recettes fiscales, économies budgétaires et prêts ciblés (BAD, Banque mondiale), avec redevabilité mensuelle publique.

Dans le même temps, il a indiqué que la Direction générale de la Concurrence et de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) intensifie ses déploiements pour faire respecter les prix homologués dans tout le pays, avec un renforcement des équipes à venir. 

Sur la fiscalité, a-t-il ajouté, la Contribution foncière unique (CFU) et la Taxe foncière d’habitation (TFH) ciblent les propriétaires de multiples biens. «Il y a des gens qui ont des dizaines de maisons et qui payent zéro franc à l’État», a relevé le chef du département ministériel en charge de l’Économie. Il s’agit donc de prélever modestement chez les aisés pour financer les routes, écoles et régulariser les situations administratives sans alourdir les ménages et les PME.

Transparence et lutte anticorruption

Sur ce point, il a indiqué que toutes les feuilles de route gouvernementales s’inscrivent dans la Loi de finances 2026, avec mobilisation des recettes et financements existants. 

Le ministre plaide pour poster les rapports mensuels en ligne et appliquer les sanctions. «La corruption existe […] ce qu’il faut faire, donc… c’est de mettre des garde-fous… et de rendre compte», a-t-il dit. Toute chose devant permettre de garantir l’efficacité des dépenses pour le projet présidentiel.