Législatives 2e Arr. d’Akanda : recours de Franck Nguema à la Cour constitutionnelle pour l’annulation des résultats | Gabonreview.com | Actualité du Gabon |
La crise électorale dans le 2e arrondissement de la commune d’Akanda a pris une nouvelle tournure avec le recours en annulation déposé, le 2 octobre, par Franck Nguema, président du parti Coordination nationale concertée pour le développement (CNCD). Le candidat du CNCD conteste les résultats des législatives du 27 septembre qui, après révision par la Commission nationale de coordination des élections et du référendum (CNOCER), l’écarte d’un second tour.
Franck Nguema, le président du parti Coordination nationale concertée pour le développement (CNCD), le 30 septembre 2025, à Libreville. © D.R.
Alors qu’il s’en était, dans un premier temps, remis à la Commission nationale de coordination des élections et du référendum (CNOCER), le candidat de la Coordination nationale concertée pour le développement (CNCD), a finalement formellement saisi la Cour constitutionnelle, le 2 octobre, pour réclamer «l’annulation des résultats des élections législatives du siège unique du 2e arrondissement d’Akanda». Franck Nguema dénonce une contradiction entre les différentes annonces officielles et appelle les habitants à «garder le calme, à rester mobilisés, et à prier Dieu jusqu’à la décision de la Cour constitutionnelle, car rien n’est joué».
Avant cette étape, l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, lors d’une conférence de presse, le 30 septembre dernier, avait dénoncé et fustigé ce qu’il qualifie de «la plus grande manipulation politique au cours des élections législatives et locales de cette Ve République». Il avait évoqué «une véritable escroquerie politique sur fond de trafic d’influence d’un candidat en panique totale».
Pour lui comme pour bien de candidats à travers le pays, le processus électoral a été entaché par des irrégularités qui remettent, tout de même, en cause la transparence et l’intégrité de ces élections dans sa circonscription. Ainsi, la demande de Franck Nguema va au-delà de la simple contestation des résultats. Il exige une rectification conforme aux recommandations émises par l’Autorité de contrôle des élections et du référendum (ACER).
Volonté de voir la justice et la vérité triompher dans cette affaire
En allant à la Cours constitutionnelle, il s’inscrit dans une démarche citoyenne respectueuse des principes démocratiques et d’exigence de transparence, avec la volonté de voir la justice et la vérité triompher dans cette affaire.
Cette crise trouve son origine dans la publication, par deux fois, des résultats de cet arrondissement. Initialement, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, candidat de l’Union nationale (UN), était crédité de 870 voix, légèrement derrière Franck Nguema qui totalisait 879. Mais lors de la seconde annonce par la Commission nationale d’organisation et de contrôle des élections et référendums (CNOCER), ce dernier a été disqualifié, et Jean Gaspard Ntoutoume Ayi déclaré qualifié avec 1 622 voix. Il devra plutôt affronter Pascal Franck Nzé Ndong (1 699 voix) au second tour. Ce renversement a provoqué une vive contestation, y compris au sein même de l’ACER. D’où cette affaire désormais pendante devant la Cour constitutionnelle.
À noter que pendant ce temps, la campagne pour le deuxième tour a été lancée, le 1er octobre dernier. Toute chose qui, pour certains acteurs politiques, est en contradiction avec la loi. Ce, au regard des recours introduits à la Haute juridiction.
