Fermes village : la solution de Maganga Moussavou pour l’emploi des jeunes | Gabonreview.com | Actualité du Gabon |

Fermes village : la solution de Maganga Moussavou pour l’emploi des jeunes | Gabonreview.com | Actualité du Gabon |

Face à la montée du chômage des jeunes et à l’urgence de relancer la production nationale, Pierre Claver Maganga Moussavou propose la création de 5 000 “fermes village” à travers le Gabon. Il veut piloter ce dossier.

Pierre Claver Maganga Moussavou s’exprimant le 11 janvier 2026. © GabonReview

 

S’il se dit profondément déçu par la sortie du gouvernement d’Henri-Claude Oyima, une décision qui, selon lui, « ne rassure pas », Pierre Claver Maganga Moussavou ne se limite pas à la critique. L’homme politique affirme disposer d’une vision claire pour l’utilisation des 2 000 milliards de francs CFA d’investissements défendus par l’ancien ministre de l’Économie devant le Parlement. Une vision tournée vers la jeunesse, et plus particulièrement vers le secteur agricole, dans un contexte marqué par un chômage endémique des jeunes, qu’il considère comme un terreau fertile pour les dérives sociales.

Pour Pierre Claver Maganga Moussavou, l’urgence est d’investir dans l’agriculture afin d’offrir aux jeunes des perspectives concrètes. Il estime que l’explosion du chômage est un risque majeur pour le pays et rappelle opportunément que les moyens financiers existent. « Ça tombe bien, il y a 2 000 milliards d’investissements », a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse le 11 janvier. Il plaide pour une politique structurée, capable de transformer l’agriculture en véritable moteur de développement économique et social. Convaincu de la fertilité des sols gabonais, il affirme que tout peut se faire dans toutes les zones du pays.

5 000 “fermes village” pour transformer le Gabon

Au cœur de ses propositions figure un projet d’envergure nationale : la création de 5 000 “fermes village”, chacune disposant de 100 hectares protégés, soit un total de 500 000 hectares à travers le Gabon. Chaque ferme accueillerait 10 jeunes, encadrés par les conseils départementaux. Ces derniers seraient chargés d’acheter la production agricole, destinée à la fois à une centrale d’achat nationale et à l’exportation. Les exploitations combineraient cultures vivrières, cultures de rente, mais aussi élevage et pisciculture, les fermes étant implantées à proximité des cours d’eau. Selon lui, une telle organisation permettrait, au bout de cinq ans, de réduire significativement le coût du panier de la ménagère grâce à l’abondance des produits vivriers.

Conscient que le développement agricole ne peut se faire sans infrastructures, Pierre Claver Maganga Moussavou insiste sur la nécessité d’investir dans les routes, en particulier la construction d’« une route à plusieurs voies qui servirait d’épine dorsale » au pays. Pour lui, l’agriculture, les infrastructures et l’emploi doivent être pensés comme un tout cohérent. Sans détour, Pierre Claver Maganga Moussavou affirme être prêt à prendre ses responsabilités. « Je suis encore capable de gérer un tel dossier. C’est pourquoi je dis qu’il fallait qu’on me confie la mise en place du développement de l’Agriculture et de l’Élevage », a-a-t-il déclaré. Fort de ses tournées à travers le pays, il dit vouloir mettre son expertise au service de la jeunesse gabonaise.

« Au lieu de toujours critiquer, il vaut mieux passer à l’action », insiste-t-il, appelant à une mobilisation collective pour construire le Gabon. Il en appelle directement au président de la République, lui demandant un mandat clair pour aller chercher des investisseurs, afin de transformer ces propositions en réalités concrètes.