Argent de la CAN 2025 : 6,5 milliards CFA pour le sacre, et le manque à gagner des Panthères | Gabonreview.com | Actualité du Gabon |
Près de 6,5 milliards de francs CFA : c’est le prix du sacre continental en 2025. À l’heure où la CAN s’achève à Rabat, la compétition révèle plus que jamais son autre visage, celui d’un tournoi où la gloire sportive se double désormais d’enjeux financiers importants. Tandis que le futur champion empochera 6,5 milliards de francs CFA, le Gabon, éliminé dès la phase de groupes, mesure rétrospectivement l’ampleur de ce qu’il a laissé filer : non seulement un rêve sportif, mais aussi une manne capable de transformer durablement un football national.
À la CAN 2025, le Gabon n’a pas seulement quitté le tournoi dès les groupes : il a vu s’éloigner, en silence, des milliards qui auraient pu changer le destin de son football. © GabonReview / Dall-E (Intelligence artificielle)
La Coupe d’Afrique des Nations 2025 s’achève ce dimanche 18 janvier 2026 au complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat. Au-delà du trophée continental, la finale consacre surtout une rupture financière majeure dans l’histoire de la compétition : jamais la victoire n’a autant rapporté.
Annoncé avant le coup d’envoi par le président de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe, le Prize money (prime)du vainqueur atteint 10 millions de dollars US (environ 6,5 milliards de francs CFA) Une somme doublée par rapport à l’édition 2021, qui marque l’ambition nouvelle de la CAF de revaloriser son produit phare. Le finaliste empoche 4 millions de dollars (environ 2,6 milliards de francs CFA), tandis que chacun des deux demi-finalistes repart avec 2,5 millions (environ 1,625 milliard de francs CFA). Ces montants sont versés aux fédérations nationales, libres ensuite d’en répartir l’usage entre primes sportives et investissements structurels.
À l’échelle internationale, le chiffre frappe. Le vainqueur de l’Euro 2024 n’avait perçu que 8 millions d’euros (environ 5,25 milliards FCFA), quand la FIFA promet déjà 50 millions de dollars (environ 32,5 milliards de francs CFA) au futur champion du monde 2026, selon son président Gianni Infantino. La CAN, longtemps reléguée au second plan financier, s’impose désormais comme une compétition lucrative.
Quand l’élimination sportive devient un manque à gagner stratégique
C’est précisément cette opportunité que les Panthères du Gabon ont vue s’évanouir dès la phase de groupes. Trois matchs, trois défaites (face au Cameroun, au Mozambique puis à la Côte d’Ivoire) et une élimination parmi les toutes premières de la compétition. Sportivement, la sortie est sèche. Économiquement, elle est lourde : le Gabon a laissé passer non seulement une chance de prestige, mais aussi l’accès à des ressources financières capables de soutenir durablement son football.
Dans une CAN où la performance se convertit désormais en millions, l’élimination précoce ne se lit plus seulement au tableau d’affichage. Elle se mesure aussi en occasions perdues, en projets différés et en retard structurel. Pour le football gabonais, l’addition dépasse largement le score final.
