Plus d’un millier de textes à réécrire : le Gabon accélère la refonte de son architecture juridique | Gabonreview.com | Actualité du Gabon |

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Après l’adoption de la nouvelle Constitution, le Gabon engage une vaste révision de ses textes institutionnels afin de les rendre conformes à la nouvelle loi fondamentale. Le gouvernement entend accélérer ce chantier stratégique pour refonder l’action administrative de l’État.

Hermann Immongault présidant la rencontre du 16 janvier 2026. © D.R.

 

Le gouvernement gabonais s’emploie à aligner les textes organiques des institutions et des départements ministériels sur les dispositions de la nouvelle Constitution. C’est dans ce cadre que le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a présidé en fin de semaine une séance de travail consacrée à cette vaste réforme. «Nous avons adopté une nouvelle Constitution qui engage notre pays dans la Cinquième République. Il est donc impératif de nous assurer que l’organisation de nos administrations fonctionne conformément aux dispositions pertinentes de cette loi fondamentale», a déclaré Hermann Immongault.

La rencontre, à laquelle ont pris part plusieurs membres du gouvernement, s’inscrit dans la continuité d’un processus déjà engagé. Selon le vice-président du gouvernement, le chantier avait été amorcé par l’équipe précédente, mais une instruction ferme a été donnée par le chef de l’État, lors du premier Conseil des ministres, afin d’en accélérer la mise en œuvre et d’en garantir l’aboutissement.

L’enjeu est de taille. Il s’agit de redéfinir en profondeur l’architecture juridique et réglementaire des institutions afin de la rendre pleinement conforme à l’esprit et à la lettre de la nouvelle Constitution.

Selon le ministre de la Réforme et des Relations avec les Institutions, François Ndong Obiang, plus d’un millier de textes sont concernés. «Il faudra d’abord les identifier, définir les objectifs de leur réaménagement, puis procéder à leur réécriture», a-t-il expliqué . Il a toutefois précisé que certains départements ministériels ont déjà réalisé des avancées notables. Le ministère de la Justice, par exemple, est suffisamment avancé, tandis que d’autres sont à mi-parcours, a-t-il indiqué. L’administration gabonaise dans son ensemble est ainsi appelée à se mobiliser autour de ce vaste chantier de réformes, indispensable à la consolidation des institutions et au fonctionnement harmonieux de l’État sous la nouvelle ère.