Tensions sociales au Gabon : Hermann Immongault appelle les ministres à prioriser le dialogue | Gabonreview.com | Actualité du Gabon |
Dans un contexte de tensions sociales généralisées, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a présidé mardi son premier Conseil interministériel. Il a exhorté les ministres à privilégier un dialogue permanent et sincère avec les partenaires sociaux, afin de restaurer la confiance et d’apporter des réponses concrètes aux revendications des agents publics.
Le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, le 20 janvier 2026. © Com. gouvernementale/Capture d’écran
Face aux tensions sociales qui secouent depuis plusieurs semaines la quasi-totalité des secteurs, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a exhorté mardi les membres de l’exécutif à privilégier des échanges francs et permanents avec les partenaires sociaux. Présidant son tout premier Conseil interministériel le 20 janvier 2026, dans un contexte de crise multisectorielle, le coordinateur de l’action gouvernementale a rappelé les instructions du président de la République, insistant sur la nécessité de rechercher des solutions concrètes aux revendications des agents publics. «Il est temps d’aller vers les agents, d’écouter leurs préoccupations, d’expliquer les contraintes et de leur rappeler que le gouvernement n’est ni sourd ni indifférent», a-t-il déclaré.
Hermann Immongault a souligné les efforts déjà réalisés ces derniers mois, notamment dans la régularisation des situations administratives dans les secteurs de la santé et de l’éducation nationale. «Le reste interviendra progressivement», a-t-il assuré, invitant les ministres à transmettre cet engagement aux fonctionnaires en colère à travers un dialogue constant.
Pour lui, le dialogue social doit être «permanent, franc et honnête». Toutefois, il a mis en garde contre les promesses irréalistes : «Il ne s’agit ni de promettre l’impossible ni de fermer la porte à la discussion, mais de bâtir une relation de confiance fondée sur la vérité, la responsabilité et la recherche de solutions durables, dans le respect du principe de redevabilité.»
Reste à savoir si ces orientations seront suivies d’effets concrets sur le terrain.
