Grève des enseignants : Onanga Ndiaye exprime sa déception et appelle à la responsabilité des syndicalistes | Gabonreview.com | Actualité du Gabon |

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À la suite de deux jours de concertation avec les syndicats de l’Éducation nationale, le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga M. Ndiaye, est sorti de sa réserve ce vendredi pour exprimer sa déception face à certaines interprétations jugées erronées de ses propos, tentant de faire croire qu’il militait pour le maintien de la grève. Tout en réaffirmant la transparence des échanges et la responsabilité des partenaires syndicaux engagés dans le dialogue, il appelle à préserver l’esprit de concertation afin d’ouvrir la voie à une sortie de crise négociée.

Des membres du bureau de l’Assemblée nationale, dont le président Michel Régis Onanga Ndiaye (au milieu), le 5 février 2026. © D.R.

 

À l’issue de deux jours d’échanges intenses avec les syndicats de l’Éducation nationale, le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga Ndiaye, a fait part de sa profonde déception face à certaines interprétations de ses propos, qu’il juge infondées et préjudiciables au climat de dialogue. Dans une publication diffusée sur sa page Facebook, ce vendredi 6 février 2026, le chef de la chambre basse du Parlement déplore que «certaines personnes (membres des syndicats) aient malgré tout choisi d’interpréter [ses] propos comme une volonté de maintenir la grève à des fins de nuisance à l’endroit de hautes personnalités». Une lecture qu’il récuse fermement, tout en reconnaissant que «ces lectures procèdent d’objectifs qui leur sont propres».

Souhaitant lever toute ambiguïté, Michel Régis Onanga Ndiaye rappelle un élément factuel central : «l’ensemble des échanges tenus au cours de ces quarante-huit heures avec les syndicats a été dûment enregistré par les services de communication de l’Assemblée nationale». Et de préciser que ces interprétations «n’engagent pas l’ensemble des syndicats responsables avec lesquels nous avons échangé». Une mise au point qui traduit à la fois son regret et son attachement à la transparence du processus engagé.

Une rencontre placée sous le signe de l’apaisement

Les rencontres du 4 et du 5 février 2026, tenues au Palais Léon Mba, avait pourtant ouvert des perspectives d’apaisement. Les discussions ont permis de poser les bases d’une sortie de crise négociée, autour d’un diagnostic partagé des revendications du secteur éducatif et de la nécessité de préserver l’année scolaire. Les parties ont convenu de poursuivre le dialogue dans un cadre structuré, avec l’examen progressif des points de revendication et la recherche de solutions réalistes, compatibles avec les contraintes budgétaires de l’État.

Les échanges ont également mis en avant le rôle de médiation de l’Assemblée nationale, qui s’est engagée à faciliter la concertation entre le gouvernement et les partenaires sociaux, dans un esprit de responsabilité et d’intérêt général.

Responsabilité et clarté comme lignes directrices

En soulignant sa déception, le président de l’Assemblée nationale entend surtout préserver l’esprit de confiance instauré lors des discussions. Son message vise à rappeler que le dialogue social repose sur la bonne foi, la fidélité aux propos tenus et le respect des engagements pris.

Alors que la crise éducative demeure une préoccupation majeure pour les familles et les élèves, l’appel implicite de Michel Régis Onanga Ndiaye est clair : éviter les procès d’intention, s’en tenir aux faits, et faire primer la recherche de solutions durables sur les postures.