Suspension des réseaux sociaux : Oligui Nguema nie avoir improvisé et promet un encadrement du numérique au Gabon | Gabonreview.com | Actualité du Gabon |

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Ni une improvisation ni une volonté de restreindre les libertés fondamentales, la mesure de suspension temporaire de l’accès à certains réseaux sociaux au Gabon, décidée le 17 février par la Haute autorité de la communication (HAC), a été défendue par le président de la République lors du Conseil des ministres du jeudi 26 février 2026. Brice Clotaire Oligui Nguema a présenté une décision exceptionnelle destinée à préserver l’ordre public et la cohésion nationale, tout en assurant qu’elle restera transitoire et encadrée par l’État de droit.

Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. © Communication présidentielle

 

Lors du Conseil des ministres du 26 février, le chef de l’État a clairement assumé la suspension «jusqu’à nouvel ordre» de plusieurs réseaux sociaux au Gabon. Selon lui, la mesure ne relève «ni d’une improvisation ni d’une volonté de restreindre les libertés fondamentales», mais d’un impératif de protection de l’ordre public et des institutions.

Brice Clotaire Oligui Nguema a justifié la décision de la HAC par la multiplication, ces derniers mois, de contenus jugés déstabilisateurs dans l’espace numérique. Il évoque des campagnes organisées de diffamation, des instrumentalisations politiques et des tentatives de manipulation de l’opinion publique ayant nécessité une réponse des autorités.

Une mesure présentée comme exceptionnelle et transitoire

D’après l’Exécutif, la fermeture temporaire de certaines plateformes résulte également d’un manque d’anticipation et de coordination dans la gestion de ces phénomènes. Le gouvernement, agissant sous l’autorité présidentielle, a donc opté pour une mesure qualifiée d’exceptionnelle afin de contenir les risques.

Le chef de l’État a toutefois insisté sur le caractère transitoire de la suspension. Celle-ci doit, selon lui, servir de «signal d’autorité et de responsabilité» plutôt que constituer une politique durable de restriction numérique.

Dans le même temps, il a annoncé un futur encadrement plus structuré de l’espace numérique. Les autorités promettent un dispositif respectant l’État de droit, mais incluant des mécanismes de prévention contre les tentatives de déstabilisation nationale.

Pour rappel, le 17 février 2026, la Haute Autorité de la communication avait prononcé la suspension des réseaux sociaux sur l’ensemble du territoire national, une décision qui a suscité de nombreuses réactions dans l’opinion publique et parmi les acteurs politiques et de la société civile.