Gabon : Oligui Nguema presse le gouvernement de conclure un accord avec le FMI d’ici mai 2026 | Gabonreview.com | Actualité du Gabon |
Jeudi 26 février 2026, le chef de l’État a demandé à son gouvernement d’accélérer les négociations engagées avec le Fonds monétaire international (FMI). Libreville vise la signature d’un programme économique et financier avec l’institution avant juin prochain, le présentant comme un levier de crédibilité budgétaire et de sécurisation des réformes.
Le ministre de l’Économie et la cheffe de mission du FMI au Gabon, le 25 février 2025, à Libreville. © Com. Ministère
Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a instruit le ministre de l’Économie et des Finances d’intensifier sans délai les travaux préparatoires avec le Fonds monétaire international (FMI), afin d’aboutir à la conclusion d’un programme économique et financier «au plus tard au mois de mai prochain», rapporte le communiqué final du Conseil des ministres tenu le 26 février.
Pour l’Exécutif, la démarche dépasse le cadre technique des discussions budgétaires. Le chef de l’État considère la signature d’un accord avec l’institution internationale comme une «nécessité stratégique», destinée à restaurer la confiance des partenaires techniques et financiers et à sécuriser les conditions de financement du programme national de transformation économique.
Cette relance du dialogue avec le FMI s’inscrit dans la continuité de l’audience accordée à une mission du FMI le 5 novembre 2025 et de l’annonce officielle faite par le Gabon le 22 janvier 2026 à Brazzaville, en marge du sommet de la CEMAC, de renouer avec les institutions de Bretton Woods.
Un cadre de négociation balisé
Tout en soutenant l’ouverture des discussions, le président a fixé plusieurs lignes directrices aux négociateurs gabonais. Le gouvernement devra notamment préserver les projets jugés prioritaires, assurer la protection des ménages vulnérables et engager une rationalisation «rigoureuse» des dépenses publiques afin d’éliminer les charges improductives.
L’Exécutif insiste également sur une gestion jugée «soutenable et responsable» de la dette publique, point généralement central dans les programmes soutenus par le FMI.
Selon le communiqué final du Conseil des ministres, le recours à l’institution financière ne doit pas être interprété comme un abandon de souveraineté économique. Libreville présente au contraire l’accord recherché comme un instrument destiné à consolider la stabilité macroéconomique et à accompagner le développement durable du pays.
