Akanda : le marché éphémère de la SAEG pour nourrir le Gabon autrement | Gabonreview.com | Actualité du Gabon |

Akanda : le marché éphémère de la SAEG pour nourrir le Gabon autrement | Gabonreview.com | Actualité du Gabon |

La Société pour l’agriculture et l’élevage du Gabon (SAEG) a organisé, le 4 octobre, au carrefour Sherko, dans la commune d’Akanda, un marché éphémère. Une initiative de quelques heures visant à rendre disponibles, sur le marché gabonais et à des prix défiants la concurrence, des produits agropastoraux locaux.

Acheteurs attroupés autour d’un étal proposant de la viande de bœuf, de volaille et de mouton. © GabonReview

 

Rendre disponible sur le marché gabonais des produits de grande alimentation, issus du terroir, telle est l’ambition de la Société pour l’agriculture et l’élevage du Gabon (SAEG) qui a initié, le samedi 4 octobre, un marché éphémère à Akanda, au carrefour Sherko. Une aubaine pour la population qui y a trouvé une démarche de lutte contre la vie chère, mais aussi un début d’inversion de la dépendance du pays aux importations de denrées alimentaires.

Une politique tarifaire pour améliorer le pouvoir d’achat des Gabonais

Quelques clichés du marché éphémère de la SAEG, à Akanda. © GabonReview

Pour cette première édition à Akanda, les clients ont trouvé sur les étals une large variété de produits frais, notamment du poisson pêché localement, de la viande de mouton et de bœuf, des œufs, du poisson fumé, ainsi que des fruits comme l’ananas et des légumes tels que les aubergines et les concombres. Les prix ont été particulièrement attractifs. Par exemple, le kilogramme de viande bovine a été vendu à 3 500 francs CFA contre 5 000 francs sur les marchés traditionnels, tandis que le kilo d’ananas a coûté 750 francs CFA, contre 1000 à 1200 francs CFA dans certaines grandes surfaces. Ainsi, selon les responsables de la SEAG présents sur le terrain, cette politique tarifaire vise à améliorer le pouvoir d’achat des Gabonais.

«C’est ce type d’initiatives qu’on attend de nos dirigeants. On veut des actes comme ce que nous voyons ce matin. C’est ce genre de choses qui a un impact direct sur nos vies que nous voulons au quotidien», a commenté une cliente, saluant l’initiative de la SAEG.

Mettre sur le marché des produits nationaux de qualité et moins chers

Le directeur général adjoint chargé de l’agriculture, Calixte Mbeng, a expliqué que ce marché «se tient en une journée et consiste à mettre à la disposition des consommateurs un certain nombre de produits du terroir, produits par la SAEG ou achetés auprès des producteurs locaux». Il a de même relevé la mission de la SAEG : accompagner les petits producteurs en achetant leur production, permettant ainsi d’assurer du soutien aux agriculteurs et une meilleure commercialisation des produits gabonais.

Quant à Jean Heyman Missanda, directeur général adjoint chargé de l’élevage, il a indiqué que ce marché n’est qu’une première étape avant un déploiement, plus large, de la SAEG sur l’ensemble du territoire. «Le but est de mettre sur le marché des produits nationaux de qualité et moins chers. Car, consommer une nourriture de qualité contribue à la santé et à la productivité des Gabonais», a-t-il rappelé. Il a en outre indiqué que la viande bovine disponible était issue du ranch de la Lekabi. Dans le même temps, il a annoncé le développement du ranch Mvungu, dans la Nyanga, pour accroître la production locale de viande. «D’autant plus qu’on parle de vie chère, vie chère en termes de prix, mais en termes de qualité aussi», a-t-il indiqué.

Réduire la dépendance et renforcer la sécurité alimentaire du pays

De ce fait, cette initiative s’inscrit dans une stratégie nationale de lutte contre la vie chère et vise l’autosuffisance alimentaire. En effet, le Gabon dépend actuellement à plus de 60% des importations pour ses produits alimentaires de base. Par la production, la transformation et la commercialisation des produits locaux, la SAEG entend réduire cette dépendance et renforcer la sécurité alimentaire du pays. «C’est dans ce cadre que nous avons commencé par aller racheter les produits des agriculteurs de l’arrière-pays, notamment dans la Nyanga, l’Ogooué-Maritime», a renseigné Calixte Mbeng.

Après Sherko, la SAEG devrait reproduire l’expérience sur d’autres sites du Grand Libreville et dans d’autres localités du pays.