Assemblée nationale : à peine arrivés, les députés déjà en vacances jusqu’en mars 2026 | Gabonreview.com | Actualité du Gabon |
Réunis lundi pour l’élection du président de l’Assemblée nationale et celle des membres du Bureau, les députés de la 14e législature au Gabon sont officiellement en « vacances ». L’ouverture de la première session ordinaire est prévue pour le 2 mars 2026, selon la Constitution.
Vue de l’hémicycle du Palais Léon-Mba sans députés (photo d’archives). © D.R.
24 heures après l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale et celle des membres de son Bureau, c’est déjà les vacances au Palais Léon-Mba. Dès ce mardi 18 novembre, les députés gabonais sont officiellement en “vacances”. C’est, en tout cas, ce que prévoit la loi qui ne les autorise pas encore à commencer les travaux.
Si ces “congés” ne font pas forcément l’unanimité au sein de l’hémicycle, c’est que certains estiment qu’au regard du travail qui attend les parlementaires, celles-ci arrivent trop tôt. «Si nous devons véritablement contribuer à la construction de la 5e République, c’est maintenant que nous devons commencer, pour ne pas laisser le président de la République et son gouvernement agir seul», défend un député de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB).
Il n’empêche que ces vacances sont, en quelque sorte, imposées aux nouveaux élus par la Constitution, bien qu’ils soient, pour la plupart, impatients de commencer les débats. L’article 85 de la Constitution fixe en effet la rentrée de la première session au premier jour ouvrable du mois de mars. Celle-ci dure jusqu’au dernier jour ouvrable du mois de juin, soit quatre mois. Pour rappel, comme pour les sénateurs, les députés se réunissent au cours de deux sessions de quatre mois chacune.
Toutefois, il se pourrait que les élus n’aient pas à attendre le 2 mars 2026 pour entamer leurs travaux. Une première session extraordinaire pourrait bientôt être convoquée par le président Régis Onanga Ndiaye, à condition qu’un ordre du jour précis soit établi. Selon l’article 87 de la Constitution, cette convocation peut être initiée, soit à la demande du président de la République, soit à la demande de la majorité absolue des députés. Seulement, ces sessions extraordinaires, ouvertes et closes par décret du chef de l’État, ne pourront pas excéder 15 jours. D’après certaines indiscrétions, cette option serait actuellement envisagée au palais présidentiel.
