Bilie-By-Nze dénonce la TFH et appelle à la suppression de la Rac «si elle n’a pas produit les résultats escomptés» | Gabonreview.com | Actualité du Gabon |

Bilie-By-Nze dénonce la TFH et appelle à la suppression de la Rac «si elle n'a pas produit les résultats escomptés» | Gabonreview.com | Actualité du Gabon |

 

À l’occasion d’une conférence de presse organisée, le 16 décembre, à Libreville, par la Coalition pour la nouvelle république (CNR), axée sur la dénonciation de la Taxe forfaitaire d’habitation (TFH), Alain-Claude Bilie-By-Nze, président d’Ensemble pour le Gabon (EPG), additionnant sa voix à celle de la Coalition, est revenu sur la Redevance audiovisuelle et cinématographique (Rac). Argumentant autour de la nécessité de remettre en cause une taxe inadaptée à la réalité économique des Gabonais, il a également appelé à un mettre terme à la Rac si elle ne répond plus à son objectif.

L’ancien Premier ministre, Alain-Claude Bilie-By-Nze, président d’Ensemble pour le Gabon (EPG), le 16 décembre 2025, à Libreville. © GabonReview

 

Participant à la conférence de presse de la Coalition pour la nouvelle république (CNR), organisée, le 16 décembre, à Libreville, consacrée à la dénonciation de la Taxe forfaitaire d’habitation (TFH), l’ex-chef du gouvernement Alain-Claude Bilie-By-Nze a voulu remettre les pendules à l’heure concernant la mise en place de la Redevance audiovisuelle et cinématographique (Rac) dont il est souvent accusé d’être l’initiateur.

Aux côtés d’autres forces politiques de l’opposition, Bilie-By-Nze a insisté sur une logique d’amélioration et d’unité. «Nous devons avancer, aller de l’avant et, chaque fois que ce sera nécessaire, unir nos forces pour faire entendre la voix des Gabonaises et des Gabonais» a-t-il déclaré.

La Rac est susceptible d’être supprimée par décision politique si ses objectifs ne sont plus atteints

En venant à la Rac, il a rappelé que ce dispositif ne s’adresse pas à tout le monde, avant d’en expliciter les conditions d’usage. «Celui qui reçoit la télévision par Internet, ne paye pas cette redevance», a-t-il déclaré, ajoutant qu’«elle concerne ceux qui reçoivent ce service par le biais du bouquet Canal et d’autres bouquets qui lui sont similaires». Une précision visant à clarifier le périmètre du Rac et à éviter les perceptions d’un impôt généralisé, d’autant plus, a-t-il rappelé, «celui qui reçoit la télévision en clair dans son village ne paye pas cette redevance».

Le président d’EPG fait ainsi le distinguo entre un impôt classique et la Rac, indiquant qu’elle est une contrepartie d’un service.

Pour lui, la Rac est susceptible d’être supprimée par la décision politique si ses objectifs ne sont plus atteints. «Si le pouvoir en place depuis bientôt trois ans, qui l’a multiplié par deux, estime qu’elle ne sert à rien, qu’elle n’a pas produit les résultats, c’est lui qui a le pouvoir de l’annuler», a-t-il dit, soulignant que la Rac n’a aucune similitude avec la THH.

Concernant la TFH, Bilie-By-Nze a dénoncé une orientation fiscale jugée peu efficace face aux véritables défis économiques, soutenant que «les taxes sont imposées quand on ne sait plus gouverner», et dénonçant une approche qui, selon lui, aggrave la précarité des ménages. L’ancien Premier ministre a mis en avant le contexte socio-économique du pays, rappelant les chiffres de la pauvreté issus d’un rapport de la Banque mondiale de 2024 et appelant à des mesures qui ciblent l’emploi des jeunes et la lutte contre la corruption, plutôt que des ponctions directes sur les ménages.