Budget 2026 : Oyima insiste sur une gestion rigoureuse, une fiscalité juste et un contrôle renforcé des dépenses | Gabonreview.com | Actualité du Gabon |
Le vice-président du gouvernement par intérim, ministre d’État en charge de l’Économie et des Finances, Henri-Claude Oyima, a réuni, le 3 décembre dernier, plusieurs membres du gouvernement pour une séance de travail consacrée à l’exécution du budget 2026. Il a insisté sur la nécessité d’adopter une discipline stricte et une responsabilité accumulée dans la gestion des finances publiques. La restauration dépend désormais de vous et de vos équipes, afin que ce budget produise les résultats attendus», a-t-il dit à ses collègues.
Le vice-président du gouvernement par intérim, ministre d’État en charge de l’Économie et des Finances, Henri-Claude Oyima, le 3 décembre 2025, à Libreville. © D.R.
À l’occasion d’une séance de travail, le 3 décembre dernier, à Libreville, le vice-président du gouvernement par intérim, ministre d’État, chargé de l’Économie et des Finances, Henri-Claude Oyima, Henri-Claude Oyima, a dressé le diagnostic de la situation des finances publiques. Pendant cette réunion, il a noté les dysfonctionnements administratifs et financiers qui entravent une gestion transparente et efficace des fonds de l’État. D’où la condamnation des lenteurs et des dérives procédurales, les dépenses inutiles, les détournements, ainsi que les sous-déclarations fiscales qu’il considère comme des freins sérieux à la bonne exécution du budget.
Concernant les objectifs financiers, Henri-Claude Oyima a indiqué que la direction générale des impôts doit mobiliser 1 544 milliards de francs CFA en recettes fiscales intérieures, tandis que la direction générale des douanes est chargée d’assurer 707 milliards de recettes douanières. Il a rappelé qu’«une fiscalité juste et une douane intégrée sont des piliers essentiels de la souveraineté budgétaire et économique». Par ailleurs, les directions du budget, du contrôle financier et des marchés publics ont pour mission de garantir la discipline, notamment en bloquant toute dépense hors allocations prévues et en renforçant le contrôle des dépenses.
Vue des membres du gouvernement au côté du vice-président du gouvernement par intérim. © D.R.
M. Oyima a également adopté une posture ferme quant à la gestion des projets publics. Pour lui, le gouvernement n’acceptera plus de financer des initiatives inefficaces. «Toute agence ou société qui ne démontrera pas son efficacité sera appelée à disparaître», a-t-il prévenu, espérant une redynamisation du secteur public, exhortant toutes les administrations sous tutelle de ne plus engager la signature de l’État sans autorisation préalable et de produire leurs comptes dans les délais légaux, certifiés et transparents. «L’ère des bilans absents, opaques ou retardés est terminée», a-t-il déclaré.
Le vice-président du gouvernement par intérim s’est exprimé à la suite des positions du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui souhaite instaurer une rigueur budgétaire exemplaire dans la gestion de la chose publique.
