[Communiqué] : Mise au point sur le traitement de la Solde de l’État | Gabonreview.com | Actualité du Gabon |
Face à la polémique virale suscitée par les déclarations du leader syndical Pierre Mintsa, l’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences (ANINF) est sortie de son silence ce 22 janvier 2026. En démentant formellement toute ingérence marocaine dans la gestion de la paie des fonctionnaires, l’autorité technique réaffirme la souveraineté numérique du Gabon sur son Fichier Unique de Référence (FUR). Entre impératifs de cybersécurité et rappel au sens des responsabilités, l’ANINF démonte, point par point, une rhétorique jugée irresponsable et dangereuse pour la cohésion sociale.
La solde mensuelle des agents de l’État est traitée à partir du FUR (Fichier Unique de Référence), application de l’administration gabonaise administrée par l’ANINF. © GabonReview
Libreville, le 22 janvier 2026
Une vidéo relayée sur les réseaux sociaux montre Monsieur Pierre Mintsa, leader syndical, tenant des propos selon lesquels le traitement de la solde (salaires) des agents de l’État serait assuré par une entreprise marocaine et donc « aux mains des Marocains ».
L’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences (ANINF) apporte un démenti formel à ces allégations, infondées.
La solde mensuelle des agents de l’État est traitée à partir du FUR (Fichier Unique de Référence), application de l’administration gabonaise administrée par l’ANINF. Le FUR a été conçu par la Direction Générale des Services Informatiques (DGSI), devenue aujourd’hui ANINF, et il est exploité par des équipes de l’ANINF dûment habilitées, dans le strict cadre des missions de service public qui leur sont confiées.
Le FUR est un outil opérationnel de l’État, en service depuis plus de vingt (20) ans. Il constitue un socle de référence essentiel pour fiabiliser les données nécessaires au calcul et à l’exécution de la paie, conformément aux règles de gestion applicables.
Le FUR est exploité dans un environnement institutionnel souverain et hautement sécurisé, selon des exigences strictes destinées à protéger les données et à garantir l’intégrité des traitements. A ce titre, l’exploitation du système repose notamment sur : (i) des accès nominativement attribués et accordés uniquement sur habilitation ; (ii) une séparation des rôles (exploitation, contrôle, validation) excluant toute action unilatérale non autorisée ; (iii) la traçabilité des opérations (journalisation) et des contrôles réguliers ; (iv) des sauvegardes et mécanismes d’archivage garantissant la continuité de service et l’auditabilité ; (v) des procédures formalisées entre l’ANINF, la Direction de la Solde, les services du Trésor et la Caisse des Pensions et des Prestations Familiales (CPPF), jalonnées de contrôles avant clôture.
En conséquence, il est inexact de prétendre que la Solde serait « aux mains » d’un opérateur étranger. L’administration, l’exploitation et la sécurisation du FUR relèvent des compétences nationales et du cadre institutionnel gabonais.
La solde est un service public essentiel. La diffusion d’allégations infondées sur son traitement, sa gouvernance et sa sécurité est irresponsable, elle peut fragiliser la confiance publique, exposer l’État à des risques de sécurité et créer des tensions inutiles. A cet égard, il est d’autant plus regrettable et inacceptable que de tels propos soient portés par Monsieur Pierre Mintsa, dont la carrure et l’influence commandent, plus que tout autre, rigueur, sens de l’État et vérification préalable des informations.
L’ANINF appelle chacun à cesser tout relais non vérifié et à s’en tenir exclusivement aux communications officielles et aux informations confirmées par les administrations compétentes.
La Direction Générale
