Eau potable : Où en est la convention État gabonais-Suez international ? | Gabonreview.com | Actualité du Gabon |

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Le mardi 29 avril 2025, à Paris, l’État gabonais et Suez signaient une convention de 200 millions d’euros (131,391 milliards de FCFA) pour optimiser le service de l’eau potable au Gabon, pour une durée de 5 ans et 6 mois. Par ce partenariat, le groupe français devait apporter à la SEEG une assistance technique et un transfert de compétences dans la gestion des ressources en eau, le traitement de l’eau, la maintenance des équipements et des ouvrages de production et de distribution de la ressource, la gestion des réseaux de transport et distribution d’eau potable à Libreville et dans les grandes villes de l’intérieur du pays.

L’État gabonais et Suez avaient signé une convention de 200 millions d’euros (131,391 milliards de FCFA) pour optimiser le service de l’eau potable dans notre pays, pour une durée de 5 ans et 6 mois. © D.R.

 

C’est dans ce cadre que Suez s’est installé à Libreville depuis plus de trois mois, créant une filiale locale appelée Suez-Gabon. Celle-ci n’attend que l’État, via le ministère chargé de l’Économie et des Finances, signe une garantie de remboursement des fonds mobilisés pour pouvoir démarrer les opérations contenues dans le partenariat conclu en avril dernier.

La signature de la convention, en avril 2025. © D.R.

Comment peut-on donc expliquer cette léthargie, quand on sait que l’opérateur français a été sollicité par le Gabon et qui n’est pas à sa première intervention dans le pays ? La mise en œuvre de ce plan stratégique au bénéfice des ménages gabonais est ainsi bloquée, alors que tous les moyens financiers et matériels sont déjà mobilisés.

Selon des sources dignes de foi, le début du remboursement du financement est assujetti à la satisfaction des consommateurs. L’opérateur se donne presque 6 ans pour cela. N’est-ce pas un avantage pour le Gabon ?

Le partenariat avec Suez international intervient à la suite de l’audit technique réalisé par le géant mondial sur les installations de la SEEG. Celui-ci a couvert les domaines de la production, de la distribution d’eau et de la clientèle. Il a révélé que la société gabonaise perd plus de la moitié de sa production entre Ntoum et le PK 12.

D’où les recommandations visant à lui permettre de stocker au moins 95% de l’eau produite, à l’effet de solutionner définitivement le problème de l’accès à la ressource. Qui serait donc contre cette ambition ?