eGabon et Gabon Digital : le gouvernement veut des résultats visibles maintenant | Gabonreview.com | Actualité du Gabon |
Avec le 5ᵉ Comité de pilotage des programmes eGabon et Gabon Digital réuni lundi 23 février 2026 à Libreville sous la présidence du ministre de l’Économie numérique, Mark Alexandre Doumba, les autorités gabonaises affichent un changement de tempo. Après la phase d’installation des dispositifs techniques et réglementaires, le gouvernement veut désormais des impacts mesurables à court terme : procédures administratives simplifiées, services publics dématérialisés et bénéfices concrets pour les usagers. L’exécutif met l’accent sur l’accélération des décaissements, une meilleure coordination entre administrations et la montée en compétences des agents publics.
Un moment de la réunion. © Com. MENDI
Le gouvernement gabonais entend donner un nouvel élan à sa transformation numérique. Le 5ᵉ Comité de pilotage des projets eGabon et Gabon Digital s’est tenu en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment les ministres de la Fonction publique, de la Planification et de la Santé. Cette réunion stratégique visait à dresser un état d’avancement des chantiers engagés et à lever les blocages qui freinent encore leur mise en œuvre.
Selon le ministère de l’Économie numérique, les fondamentaux techniques et organisationnels sont désormais installés. Toutefois, l’évaluation réalisée lors de la rencontre a mis en évidence deux faiblesses majeures : une coordination interministérielle encore insuffisante et un taux de décaissement jugé trop faible au regard des financements mobilisés.
De la structuration à l’exécution
Les autorités reconnaissent que la phase initiale — consacrée à la mise en place des cadres techniques, institutionnels et réglementaires — touche à sa fin. L’enjeu devient désormais opérationnel : produire des effets concrets pour les usagers de l’administration.
Le programme Gabon Digital est présenté comme un investissement structurant pour l’État. Il vise notamment la dématérialisation des procédures administratives, la réduction des délais de traitement des dossiers, ainsi qu’une plus grande transparence dans la gestion publique. À terme, les citoyens devraient pouvoir effectuer davantage de démarches à distance, sans déplacements systématiques dans les services administratifs.
Cinq axes d’action prioritaire
À l’issue du comité, plusieurs mesures ont été arrêtées pour accélérer la mise en œuvre, portant notamment sur le renforcement du pilotage et du suivi des indicateurs de performance ; l’accélération du décaissement des financements déjà engagés ; la consolidation du cadre juridique et institutionnel du numérique public ; la formation accrue des agents de l’État aux outils digitaux ; la sécurisation et la pérennisation des infrastructures numériques déployées.
Pour les autorités, l’objectif est clair : faire du numérique un service public tangible et non un simple projet institutionnel.
Moderniser l’État et soutenir l’économie
Au-delà de l’administration, l’exécutif voit dans la transformation numérique un levier économique. La modernisation des procédures publiques devrait améliorer le climat des affaires, réduire les coûts administratifs pour les entreprises et faciliter l’investissement.
Le gouvernement entend ainsi transformer la relation entre l’administration et les citoyens : moins d’attente dans les guichets, davantage de transparence et une administration plus réactive.
À travers cette nouvelle phase, les membres du Comité de pilotage ont réaffirmé leur ambition de faire du numérique un pilier de la modernisation de l’État et un moteur de dynamisation de l’économie nationale.
