Gabon – Guinée équatoriale : un accord pour sécuriser les fréquences aux frontières | Gabonreview.com | Actualité du Gabon |

Gabon – Guinée équatoriale : un accord pour sécuriser les fréquences aux frontières | Gabonreview.com | Actualité du Gabon |

 

Le Gabon et la Guinée équatoriale ont récemment signé un accord déterminant pour la coordination des fréquences aux frontières. Une avancée qui vise à réduire les interférences, sécuriser les communications et poser les bases d’un espace numérique sous-régional plus intégré.

Célestin Kadjidja, président du Conseil de régulation de l’ARCEP, scellant le partenariat avec son homologue guinéen, le 10 novembre 2025, à Djibloho. © D.R.

 

Le Gabon et la Guinée équatoriale viennent de franchir une étape importante dans leur coopération numérique avec la signature, le 10 novembre 2025 à Djibloho, d’un accord de coordination des fréquences aux frontières. Un cadre technique essentiel, destiné à réduire les interférences et à renforcer la qualité des communications électroniques entre les deux pays.

Pour Célestin Kadjidja, président du Conseil de régulation de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), ce texte représente un tournant stratégique. «Il définit avec précision les paramètres techniques de coordination, les bandes de fréquences concernées, les seuils d’émission et de brouillage admissibles, ainsi que les mécanismes de notification et de suivi bilatéraux», a-t-il expliqué.

Mark-Alexandre Doumba, ministre gabonais de l’Économie numérique lors de la signature et la photo de famille à l’issue de la cérémonie. © D.R.

Aligné sur les recommandations de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT-R) ainsi que sur les meilleures pratiques régionales de la CEEAC et de l’Union africaine, l’accord dépasse la seule dimension technique. Il incarne la volonté commune des deux États de consolider un espace numérique sous-régional harmonisé, favorisant l’intégration, la stabilité des réseaux et la continuité des services mobiles.

Une nouvelle synergie dans le domaine des télécommunications et du numérique

La coopération ainsi renforcée ouvre la voie à plusieurs chantiers structurants : la mise en œuvre du Free Roaming sous-régional, destiné à faciliter les déplacements et les communications des citoyens ; la poursuite de la connexion par fibre optique dans le cadre du projet Central Africa Backbone (CAB), infrastructure vitale pour l’interconnexion territoriale ; et, à plus long terme, la construction d’un Réseau africain unique, pilier d’un marché numérique continental intégré.

Célestin Kadjidja a appelé régulateurs et opérateurs télécoms à maintenir leur engagement pour garantir la mise en œuvre effective du nouvel accord. «Il nous appartient désormais d’en assurer le suivi technique, le contrôle régulier des indicateurs de performance et l’adaptation aux évolutions technologiques futures», a-t-il conclu. Un partenariat renforcé qui pourrait, à terme, transformer le paysage numérique de l’Afrique centrale.