«Il n’y a pas d’argent !» : le taekwondo gabonais absent à Abidjan malgré son statut de leader en CEEAC | Gabonreview.com | Actualité du Gabon |
Leader de la zone 4, avec un athlète occupant le troisième rang au classement africain qui aurait pu se retrouver numéro 1 du continent à la suite de cette compétition, l’équipe nationale de taekwondo du Gabon ne participe pas aux finales séries en cours en Côte d’Ivoire. Le ministère des Sports et l’ONDSC auraient été incapables de l’accompagner financièrement.
La sélection nationale de taekwondo au terme de sa préparation intensive pour Abidjan. © D.R.
Ils avaient à nouveau alerté la semaine dernière, y compris à travers les médias publics. Les taekwondoïstes gabonais n’ont finalement pas été écoutés ni pris en considération. «La sélection gabonaise est absente des finales séries d’Abidjan après avoir obtenu 10 qualifications au Tchad, le mois dernier», regrette un membre de la Fédération gabonaise de taekwondo (Fegatae), alors que la compétition se tient du 25 au 30 novembre 2025.
La raison de cette absence ? Une phrase à laquelle plusieurs fédérations sportives du pays, voire la quasi-totalité, ont très souvent été confrontées : «Il n’y a pas d’argent !» Si les athlètes reconnaissent que les autorités sollicitées n’ont pas été aussi triviales, notamment au ministère de la Jeunesse et des Sports et à l’Office national du développement du sport et de la culture (ONDSC), où il leur a été signifié que le gouvernement ne disposait pas de moyens financiers pour les accompagner, ils assurent toutefois que leur forfait à ces finales des tournois de zones en Afrique ne sera pas sans conséquences pour l’équipe nationale.
«Il s’agit d’un tournoi qualificatif aux Jeux olympiques. Or, aux JO, on se qualifie au cumul des points», explique un membre de la Fegatae, rappelant que le Gabon, après avoir éliminé des nations de la zone 4, a acquis le statut de leader de l’espace CEEAC. «Cette absence est lourde de conséquences», martèle-t-il.
Et d’ajouter : «Les conséquences individuelles pour nos athlètes sont encore plus grandes, notamment le ranking. Exemple : Amar Cissé, le capitaine du Gabon, 3e Africain, cherchait une médaille d’or lors de ce tournoi pour être numéro 1 africain, ce qui lui aurait garanti une médaille en Coupe d’Afrique l’année prochaine». Mais hélas !
