Le plan Mouissi pour les 100 jours dans le Logement, l’Habitat, l’Urbanisme : 1 200 parcelles et doublement des titres fonciers | Gabonreview.com | Actualité du Gabon |

Le plan Mouissi pour les 100 jours dans le Logement, l’Habitat, l’Urbanisme : 1 200 parcelles et doublement des titres fonciers | Gabonreview.com | Actualité du Gabon |

 

Invité de l’émission «Le gouvernement s’exprime» sur Gabon 24, le 17 février, le ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, Mays Mouissi, a dévoilé le plan ambitieux pour ses 100 premiers jours. Face à un déficit en logements décents estimé à plus de 200 000 unités dans le pays, il prône une approche holistique centrée sur l’auto-construction facilitée, la sécurisation foncière et les aménagements urgents. Un bilan exhaustif est attendu à l’issue de cette période.

Le ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, Mays Mouissi, face à la journaliste, Laetitia Ngalibika, le 16 février 2026. © GabonReview/Capture d’écran

 

Le ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, Mays Mouissi, était également l’invité de l’émission «Le gouvernement s’exprime» de Gabon 24. Une série de programmations permettant aux membres de l’équipe gouvernementale de dévoiler les priorités de leur département pour les 100 premiers jours, notamment pour apporter des solutions aux préoccupations des populations, mais également pour répondre à tous les défis de développement du pays.  Mays Mouissi s’est donc appesanti sur les priorités de son département qui concernent le logement, l’habitat, l’urbanisme et le cadastre. 

Régularisation foncière massive, aménagements accélérés pour un foncier accessible

Pour permettre aux Gabonais de quitter les zones précaires, le ministre a annoncé l’aménagement de plus de 1 200 parcelles viabilisées. Ces terrains seront cédés prioritairement aux citoyens. Ce qui devrait favoriser une urbanisation contrôlée. «Nous avons plus de 1200 parcelles qui sont en cours d’aménagement et qui seront cédées au Gabonais pour que, progressivement, les personnes quittent les milieux dits hostiles pour accéder à l’urbanisme», a-t-il déclaré, soulignant l’urgence de cette mesure.

Seulement, 33 000 titres fonciers ont été délivrés en 121 ans au Gabon, soit une moyenne de 272 par an. Le ministre vise à doubler ce stock via une opération de régularisation massive. Dès cette semaine, 5 224 décisions de cession ont été déposées, soit l’équivalent de 18 ans de production antérieure, suivies d’un prochain contingent de 5 000 dans deux mois. Les prix sont plafonnés à 600 000 francs CFA pour des parcelles allant jusqu’à 2 000 m², même si leur valeur marchande atteint 30 millions. «Nous avons initié une opération de régularisation foncière massive qui vise à multiplier au moins par deux le nombre de titres fonciers qui ont été délivrés» et «vous ne payerez que 600000 francs», a-t-il promis. Cette opération couvrira tout le Grand Libreville, y compris les zones semi-urbanisées, comme Akanda et jusqu’à Bizango.

Poursuite des chantiers et partenariats innovants, relogement social à prix modique sans gratuité abusive

Mays Mouissi. © GabonReview/capture d’écran

Le ministre a indiqué que plusieurs programmes de construction avancent déjà dans des provinces, notamment dans les villes de Libreville, Lambaréné, Lebamba et Makokou. Soutenus par des partenariats public-privé (PPP) et des fonds propres, ils prévoient environ 1 000 logements budgétisés pour 2026. 

Mays Mouissi, mise aussi sur des collaborations avec des banques pour transformer les primes de logement en crédits accessibles, étendus au secteur privé. «Il y a plusieurs programmes qui sont en cours …, à Makokou pour lancer un programme de construction de logement», a-t-il rappelé, en réitérant l’engagement sur les 1 200 parcelles en aménagements.

Pour les plus vulnérables, des logements sociaux en location-vente sont proposés à 50 000 francs CFA par mois, comme pour les 200 familles relogées à Bikelé. Le ministre exclut la gratuité totale pour éviter les injustices et priorise les zones semi-urbanisées avant les quartiers inondables. «Un prix modique de 50000 francs par mois» est donc demandé aux bénéficiaires et «l’opération de régularisation foncière couvrira tout le grand Libreville», a-t-il assuré.