Mines : Libreville scelle un partenariat stratégique avec Pretoria pour valoriser son potentiel géologique | Gabonreview.com | Actualité du Gabon |
Le Gabon a signé au Cap un accord de coopération en géosciences avec le Conseil sud-africain pour les géosciences, en présence du ministre des Mines Sosthène Nguema Nguema et de l’ambassadeur Rod Rembendambya. Ce partenariat vise à moderniser la cartographie géologique du pays, renforcer les capacités techniques locales et attirer les investissements dans un secteur minier largement sous-exploité malgré d’importants gisements de fer, manganèse et or. Il devrait permettre au Gabon de mieux positionner ses ressources sur les marchés mondiaux portés par la transition énergétique.
L’accord, paraphé par Alain Manzanza, directeur général de la géologie au ministère des Mines, et Mosa Mabuza, directeur général du Conseil sud-africain pour les géosciences, prévoit des évaluations géologiques complètes sur l’ensemble du territoire gabonais. © D.R.
L’accord, paraphé par Alain Manzanza, directeur général de la géologie au ministère des Mines, et Mosa Mabuza, directeur général du Conseil sud-africain pour les géosciences, prévoit des évaluations géologiques complètes sur l’ensemble du territoire gabonais. Le Conseil pour les géosciences collaborera avec des experts locaux pour « examiner les données géologiques existantes, réaliser de nouvelles études lorsque nécessaire et élaborer des cartes actualisées des ressources », indique le communiqué. Ces travaux devraient permettre d’identifier de nouveaux potentiels miniers et d’orienter les stratégies gouvernementales de valorisation commerciale.
Pour le ministre Sosthène Nguema Nguema, «cet accord représente une initiative opportune, conforme aux orientations du chef de l’État, le président Brice Clotaire Oligui Nguema, qui s’est engagé à accroître la contribution du secteur minier à l’économie nationale. La collaboration avec des économies minières avancées comme l’Afrique du Sud sera essentielle pour atteindre cet objectif». Le Gabon, largement dépendant du pétrole, possède en effet d’importants gisements inexploités de minerai de fer, de manganèse, d’or et d’autres minerais stratégiques.
Renforcement des capacités et attractivité pour les investisseurs
Au-delà de la recherche géologique, le partenariat prévoit des programmes de formation, des échanges techniques et des initiatives de recherche conjointes. «Grâce à des ateliers, des stages et des projets collaboratifs, les géologues et ingénieurs gabonais auront accès à des techniques d’exploration avancées et aux meilleures pratiques internationales en matière de gestion des ressources minérales», précise le document. Cette montée en compétences vise à consolider les fondations institutionnelles du secteur.
Le ministre Nguema Nguema a souligné que le partenariat «ne se limite pas à la coopération technique» mais «vise également à renforcer les liens économiques entre le Gabon et l’Afrique du Sud en encourageant les entreprises minières sud-africaines à explorer des opportunités d’investissement au Gabon». En améliorant la transparence géologique et les capacités réglementaires, l’accord devrait accroître l’attractivité du pays pour les capitaux étrangers.
Les deux parties se sont également engagées à partager leurs connaissances sur les technologies minières modernes et les réglementations environnementales. « Cela inclut la promotion de pratiques minières responsables, l’amélioration du suivi environnemental et l’intégration des considérations de durabilité dans la planification des projets», des aspects jugés déterminants pour séduire les investisseurs internationaux dans un contexte de transition énergétique.
Dans les prochains mois, des groupes de travail conjoints définiront une feuille de route détaillée, incluant l’intégration des données, la planification des formations et l’identification de régions prioritaires pour les études. Avec la demande mondiale en minerais stratégiques portée par les technologies renouvelables, le Gabon entend ainsi mieux valoriser ses ressources naturelles et s’affirmer comme acteur de la coopération intra-africaine dans les industries extractives.
