Mouvements sociaux dans l’éducation : la sénatrice Nadia Christelle Koye dénonce «un mal profond» | Gabonreview.com | Actualité du Gabon |

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Face aux mouvements sociaux qui agitent le secteur de l’éducation nationale au Gabon, Nadia Christelle Koye,  la sénatrice du département de Mulundu, dans l’Ogooué-Lolo, dénonce dans une tribune «un mal profond» hérité de choix politiques passés. Tout en saluant les mesures engagées par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, elle appelle à une réponse durable pour garantir justice sociale et respect des droits fondamentaux des enseignants.

Nadia Christelle Koye, sénatrice de Mulundu. © GabonReview (montage/IA)

 

Depuis plusieurs jours, le Gabon est secoué par les revendications des enseignants, mobilisés pour réclamer de meilleures conditions de travail et la reconnaissance de leurs droits. Dans une tribune publiée récemment sur le site Gabonclic.info, Nadia Christelle Koye, sénatrice du département de Mulundu (Ogooué-Lolo), a pris la parole pour analyser la crise et rappeler les responsabilités historiques qui pèsent sur l’État.

Un combat pour la justice sociale

Pour la parlementaire, les revendications actuelles s’inscrivent dans le cadre plus large des droits fondamentaux des citoyens gabonais. Elle rappelle que ces droits constituent «le socle de la politique sociale» du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.  

Parmi ces droits, elle cite «le droit à une justice sociale juste et équitable, le droit à une prise en compte des besoins primaires et essentiels, le droit à la satisfaction des acquis sociaux».

Les racines d’un «mal chronique»

La sénatrice n’hésite pas à qualifier la crise actuelle de «mal grave et pénétrante dont l’étiologie, semblable à un cancer, devrait être abordée sous le prisme d’une pathologie de santé publique».  

Selon elle, ce mal trouve son origine dans les choix politiques opérés en 2015, lorsque «le gouvernement de l’époque avait fait le choix de sacrifier les carrières administratives des agents publics de l’État, sur l’autel des considérations purement égoïstes».  

Elle dénonce également les détournements révélés par des procès médiatisés, qui ont mis en lumière «le véritable et principal objectif de ces détournements», à savoir la satisfaction des besoins particuliers au détriment de l’intérêt général. «Nous avons eu un spectacle écœurant du dépouillement des recettes publiques», écrit-elle.

Des efforts, mais une guérison encore attendue

Tout en reconnaissant les mesures prises par le président Oligui Nguema depuis son arrivée au pouvoir — levée du gel des avancements, reprise des concours dans la fonction publique, paiement des rappels, construction et réhabilitation d’infrastructures scolaires — la sénatrice estime que ces efforts restent insuffisants pour éradiquer le problème.  

«Néanmoins, nous croyons en la volonté du gouvernement à trouver une situation pérenne, et nous gageons que les différentes parties, pétries des valeurs patriotiques et républicaines, œuvreront à une résolution et à une guérison totale de ce cancer», conclut-elle.

Dans un contexte où les enseignants poursuivent leur mobilisation, la tribune de Nadia Christelle Koye résonne comme un appel à la responsabilité collective et à la mémoire des erreurs passées. Elle invite à dépasser les accusations et les héritages politiques pour construire une réponse durable aux attentes sociales, particulièrement dans le secteur de l’éducation nationale.