Port-Gentil : le MGME dément toute alliance avec l’UDB et dénonce une “imposture politique” | Gabonreview.com | Actualité du Gabon |

Port-Gentil : le MGME dément toute alliance avec l’UDB et dénonce une “imposture politique” | Gabonreview.com | Actualité du Gabon |

 

À Port-Gentil, le Mouvement Gabonais pour le Mieux-Être (MGME) a balayé d’un revers de main les rumeurs de rapprochement avec l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB). L’organisation, par la voix de son secrétaire général, Alfred Mouckagni Kiminou, a réaffirmé son indépendance et renouvelé son soutien au candidat Cédric Tchissambo, en lice contre Patrick Barbera Isaac au second tour des élections du 11 octobre.

Le Secrétaire général du MGME, Alfred Mouckagni Kiminou, lors de son point presse. © GabonReview

 

Face à la presse, le secrétaire général du mouvement, Alfred Mouckagni Kiminou, a dénoncé les manipulations visant, selon lui, à ternir l’image d’une formation politique qui «prône les valeurs de liberté, d’humanité et d’égalité, gages d’un véritable vivre-ensemble».

Cédric Tchissambo de la ‘Majorité bloquante’ (gilet fluo) annonçant le soutien du MGME en sa faveur. © GabonReview

Son propos, empreint d’indignation, s’adressait autant à l’opinion nationale et internationale qu’aux plus hautes autorités du pays. Il a évoqué une série d’irrégularités observées lors du scrutin du 27 septembre :

«L’affichage tardif des listes électorales, la distribution chaotique des cartes d’électeurs, l’usage abusif des procurations, l’absence de bulletins de certains candidats à l’ouverture des bureaux, ou encore le défaut d’affichage des procès-verbaux», a-t-il énuméré, avant d’ajouter : «Nous qualifions cette élection d’ubuesque, assortie de violations flagrantes du Code électoral, et restons dans l’expectative du rendu de validation ou d’invalidation par la Cour constitutionnelle

Un démenti catégorique contre “l’imposture”

Le MGME a particulièrement réagi à la cérémonie organisée par l’UDB, au cours de laquelle plusieurs partis, indépendants et associations ont officiellement annoncé leur ralliement à cette formation. Le nom du candidat Herloge Tsitsi Maganga aurait alors été cité parmi les signataires d’une motion de soutien – ce que le mouvement qualifie d’«imposture».

«Nous tenons à démentir avec la plus grande fermeté cette information qui porte atteinte à notre candidat et discrédite également la vision actuelle du chef de l’État, leader de cette formation politique. S’adonner à de telles pratiques d’un autre âge défigure la sphère politique, au regard des enjeux du moment», a déclaré Alfred Mouckagni Kiminou, visiblement amer.

Il a rappelé que le rôle des acteurs politiques devrait être, en cette période cruciale, de «favoriser un choix éclairé des représentants du peuple à l’Assemblée nationale et dans les conseils municipaux», plutôt que d’alimenter des “jeux d’influence” fondés sur des ralliements fictifs.

Une position politique assumée et inchangée

Dans sa conclusion, le MGME a tenu à réaffirmer son indépendance et la constance de sa ligne politique. «Nous, Mouvement gabonais pour le mieux-être, réitérons qu’aucun ralliement n’a été discuté ou envisagé. Notre position politique reste inchangée», a insisté son secrétaire général.

Le mouvement a également annoncé son intention d’engager, «le moment venu», des démarches judiciaires pour défendre son intégrité et celle de son candidat, Herloge Tsitsi Maganga.

Fidèle à sa devise de transparence et de solidarité, le MGME conclut sa sortie médiatique sur une note d’unité : il entend poursuivre son combat politique «avec intégrité, humanité et détermination».