Santé, routes, énergie, bois : en Italie, Oligui Nguema attire des investisseurs | Gabonreview.com | Actualité du Gabon |
En séjour en Italie, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a présidé ce vendredi une série d’échanges diplomatiques et économiques majeurs, marqués par la signature de deux mémorandums d’entente et plusieurs audiences avec des partenaires internationaux venus présenter leurs projets d’investissement au Gabon.
Un moment d’échange avec des investisseurs à Rome, le 31 octobre 2025. © Com. présidentielle
Ce vendredi 31 octobre 2025, Brice Clotaire Oligui Nguema a échangé avec des investisseurs internationaux ayant notamment conduit à la signature de deux accords structurants. Le chef de l’État a en effet supervisé la signature de deux MoU entre le président-directeur général de la holding GKSD et le ministre des Affaires étrangères. Ces accords visent à renforcer les infrastructures sanitaires et urbaines du pays, rapporte la Communication présidentielle, qui précise que le premier porte sur «la construction d’un centre hospitalier modulaire moderne, composé de plusieurs pôles spécialisés dans le traitement de différentes pathologies».
Le second accord prévoit quant à lui «la réalisation d’une Smart City intégrée, conforme aux standards internationaux, prévue sur une superficie de 100 000 hectares, comprenant 2 500 logements modernes, une clinique spécialisée, un centre hospitalier, une université dotée d’une unité autonome de production d’énergie, ainsi qu’une église».
Infrastructures : TODILI Costruzioni Generali S.p.A. confirme son engagement
Brice Clotaire Oligui Nguema, s’entretenant avec Kamel Ghribi, président de GKSD Investment Holding. © Com. présidentielle
Le Oligui Nguema a ensuite reçu les représentants de la société italienne TODILI Costruzioni Generali S.p.A., conduite par son PDG, Alessandro Martini. Déjà impliquée dans les études de la centrale hydroélectrique de Tsengué-Leledi, l’entreprise a exprimé son intérêt pour la construction de 200 km de routes répartis sur une vingtaine de tronçons identifiés par le ministère des Travaux publics, la réalisation du pont de Mayonami, reliant Gamba à Tchibanga, et l’installation de lignes de transport d’électricité entre Booué et plusieurs localités stratégiques : Belinga, Mayumba, Lastourville, Ndjolé et Oyem via Mitzic.
La société s’est également dite prête à entreprendre les travaux de rénovation de l’immeuble abritant le ministère des Travaux publics à Libreville, apprend-on.
Financement et énergie : des solutions concrètes
Lors d’un troisième entretien, Patrick Luxembourger, président de Hidden Light Capital S.A., a présenté «les opportunités de financements internationaux disponibles pour accompagner les projets de développement du Gabon, dont le potentiel économique attire de plus en plus d’investisseurs».
Puis, le chef de l’État a échangé avec la société Elektropower S.R.L., représentée par son directeur général, Roberto Salmi. À la demande de la SEEG, cette entreprise a mené des études pour renforcer la capacité énergétique du pays. Les localités prioritaires sont Mimongo, Moabi, Mbigou et Mandji. «Les études prévoient un délai de six mois pour la construction des microcentrales hydroélectriques prévues dans ces zones».
Filière bois : valorisation, traçabilité et formation
© Com. présidentielle
Enfin, le président de la République a reçu le groupement des entreprises Basso Legnami S.R.L. et Panguaneta S.P.A., introduit par le directeur général de la SNBG, Jensen Opolo Nguili. Ce partenariat prévoit que «la SNBG assure la coupe et la transformation, tandis que les partenaires italiens se chargent de la commercialisation sur les marchés internationaux», informe le Palais.
L’accent a été mis sur la valorisation du bois Ilemba, essence prisée à l’international, mais encore sous-exploitée au Gabon, ainsi que sur la relance encadrée de la vente du Kevazingo, «dans le strict respect de la réglementation nationale».
Le chef de l’État a également insisté sur la nécessité de «protéger la valeur marchande de l’Okoumé, menacée par la spéculation et les pratiques illégales de certains exploitants», tout en saluant «les avantages du système national de traçabilité du bois, mis en place par le ministère des Eaux et Forêts, garantissant la fiabilité des données relatives aux essences exploitées et leur qualité».
