Secteur extractif : La Colead salue la décision de publication des conventions minières | Gabonreview.com | Actualité du Gabon |
Le Conseil des ministres du 18 décembre 2025 a acté la publication des conventions minières conclues entre 2010 et 2024. Une décision saluée par la société civile, qui y voit un pas décisif vers la transparence souveraine, tout en dressant une feuille de route rigoureuse pour garantir l’effectivité de cette réforme sur le terrain.
Pour Guy René Mombo Lembomba, administrateur du collège de la société civile au groupe multipartite de l’ITIE Gabon, cette décision n’est pas qu’une simple formalité administrative. © D.R.
C’est un signal fort pour la transparence au Gabon. En décidant de rendre publiques les conventions minières signées sur les quatorze dernières années, le gouvernement de la République répond à une exigence de longue date des observateurs du secteur extractif. Pour la Coalition des organisations de la société civile (Colead), cette mesure s’inscrit directement dans la vision de souveraineté sur les ressources naturelles prônée par le Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Pour Guy René Mombo Lembomba, administrateur du collège de la société civile au groupe multipartite de l’ITIE Gabon, cette décision n’est pas qu’une simple formalité administrative : « Cette mesure est une fois de plus la matérialisation de la vision éclairée du Président de la République […] ancrée sur la souveraineté permanente des ressources naturelles ».
Une feuille de route en 10 points
Toutefois, la publication ne constitue que la première étape d’un processus complexe. Pour que cette transparence soit utile au développement du pays, la Colead insiste sur la mise en œuvre d’un plan d’action technique élaboré par l’ITIE Gabon. Ce plan prévoit notamment la revue du cadre législatif, le renforcement des capacités des parties prenantes et l’établissement d’un répertoire exhaustif de tous les contrats.
L’objectif est clair : avant de signer de nouveaux contrats, il faut auditer l’existant. Guy René Mombo Lembomba est catégorique sur la méthode : « Ce n’est qu’après ces étapes préalables que pourront intervenir les évaluations du respect des clauses contractuelles par l’Etat et les sociétés avant d’envisager la signature de nouveaux avenants ou conventions ».
Si le secteur minier est aujourd’hui sous les projecteurs, la société civile ne compte pas s’arrêter là. La Colead plaide pour que cette exigence de divulgation soit immédiatement étendue aux secteurs pétrolier et gazier, piliers de l’économie nationale.
Au-delà de la simple mise en ligne des documents, l’enjeu réside dans l’inclusion des populations locales. La coalition appelle à un suivi dirigé par les communautés et à une implication accrue des collectivités locales dans le cadre de la décentralisation. Pour l’ITIE Gabon, le défi sera désormais d’inscrire le suivi de cet agenda dans son plan de travail annuel afin d’assurer que les promesses de transparence se transforment en bénéfices tangibles pour les Gabonais.
