Syndicalistes interpellés, État de droit sous tension : EPG tire la sonnette d’alarme | Gabonreview.com | Actualité du Gabon |

Syndicalistes interpellés, État de droit sous tension : EPG tire la sonnette d’alarme | Gabonreview.com | Actualité du Gabon |

 

L’interpellation de figures syndicales et médiatiques continue de faire trembler le débat public gabonais. Dans un communiqué au ton grave et sans concessions, Ensemble pour le Gabon dénonce une série d’arrestations qu’il assimile à une dérive autoritaire préoccupante. Entre rappel des garanties constitutionnelles, mise en cause du recours à l’intimidation et exigence de libérations immédiates, le parti d’opposition replace frontalement la question des libertés publiques et du dialogue social au cœur de l’actualité politique nationale.

Pour EPG (logo au premier plan), la défense des libertés publiques n’est pas une option politique, mais une exigence républicaine. © GabonReview / Dall-E (Intelligence artificielle)

 

La séquence sécuritaire en cours au Gabon continue de susciter de vives réactions politiques. Dans un communiqué au ton grave et offensif, le parti Ensemble pour le Gabon (EPG) condamne fermement l’interpellation de Simon Ndong Edzo et Marcel Libama, figures connues du mouvement syndical, qu’il inscrit dans une dynamique plus large de restriction des libertés publiques.

Le texte évoque explicitement une continuité répressive, rappelant que ces arrestations surviennent «après celles du journaliste Roland Olouba Oyabi et de Fernand Bob Mengome», et y voit «la preuve manifeste d’une dérive autoritaire qui menace l’État de droit dans notre pays». Une accusation lourde, assumée, qui place la question des libertés au cœur du débat public.

Sur le plan juridique, le communiqué s’appuie sur des fondements constitutionnels et internationaux. EPG rappelle que «la Constitution garantit la liberté syndicale, la liberté d’expression et la liberté de la presse», tout en soulignant que les engagements du Gabon auprès de l’Organisation internationale du travail protègent «explicitement le droit de s’organiser, de se mobiliser et de défendre des revendications sociales sans intimidation ni sanction».

Le parti, cornaqué par Bilie-By-Nze insiste également sur un point précis : le statut de retraité ne saurait justifier une quelconque limitation des droits civiques. «Le soutien moral, intellectuel ou discursif à un mouvement social relève de l’exercice normal des libertés syndicales et citoyennes», affirme le communiqué, mettant en garde contre toute assimilation de cet engagement à un trouble à l’ordre public, qualifiée de «dérive juridique dangereuse».

Dans un contexte socio-économique déjà fragilisé par «la précarité, le renchérissement du coût de la vie et l’essoufflement du dialogue social», EPG estime que «répondre aux revendications par la peur et l’intimidation aggrave la crise au lieu de la résoudre».

Concluant sur un appel solennel, le parti exige «la remise en liberté immédiate de toutes les personnes concernées» et martèle que «le Gabon a besoin de dialogue, de droit et de paix sociale, non d’intimidation».

Le communiqué est signé par Alain-Claude Bilie-By-Nze, président du parti, qui en fait un marqueur politique fort dans le débat actuel sur l’état des libertés au Gabon.