Trésor public gabonais : 60 ans au service de la rigueur et de la modernisation financière | Gabonreview.com | Actualité du Gabon |
Le Trésor public du Gabon célèbre, du 15 au 18 octobre 2025, son 60ᵉ anniversaire sous le signe de la transformation numérique, de la redevabilité et de la soutenabilité budgétaire. Une série d’activités scientifiques et commémoratives, présidées par le Directeur général de la Comptabilité publique et du Trésor, réunit à Libreville les acteurs majeurs des finances publiques autour d’un mot d’ordre : bâtir un Trésor moderne, transparent et performant.
Le Trésor public fête ses soixante ans : six décennies au cœur des comptes, au service du pays, au nom de la vérité budgétaire. © tresorpublic.ga
Soixante ans, c’est plus qu’un anniversaire : c’est un âge de raison. Celui où l’expérience se conjugue à la lucidité, et où les institutions, à l’instar des hommes, mesurent le chemin parcouru autant qu’elles pressentent les métamorphoses à venir. Le Trésor public gabonais aborde cette étape de son histoire non dans la nostalgie du passé, mais dans l’élan de la refondation. En plaçant au cœur de ses célébrations la question de la digitalisation, de la transparence et de la bonne gouvernance, l’institution se projette dans une ère où la donnée, la redevabilité et la performance deviennent les nouveaux piliers de la crédibilité financière de l’État.
L’âge de raison d’une institution pivot
Les festivités s’ouvrent, le 15 octobre, par une messe d’action de grâce à l’église Saint-Pierre. Le lendemain, dans un grand hôtel de Libreville, la cérémonie d’ouverture donne le ton d’un cycle commémoratif placé sous le sceau de la reconnaissance et du renouveau : allocution du Directeur général, interventions officielles, projection d’un film documentaire sur l’histoire du Trésor, et hommage aux anciens serviteurs de la maison. Ce moment de recueillement institutionnel est aussi un espace de transmission : celui d’une tradition de rigueur budgétaire que la nouvelle génération entend conjuguer avec les exigences d’efficacité et de modernité.
Les conférences qui jalonnent les journée d16 et 17 octobre dessinent les contours d’un Trésor en pleine mutation. La première, intitulée «Vers un Trésor digital», interroge les défis de la transformation numérique et de l’interopérabilité des systèmes. La seconde, «Redevabilité et contrôle des finances publiques», explore les voies d’un État transparent, où la traçabilité devient la garantie première de la confiance. Enfin, la dernière journée ouvre le débat sur les enjeux du financement du développement, de la mobilisation des ressources internes et de la dette soutenable. Autant de thèmes qui traduisent l’ambition d’un Trésor devenu acteur stratégique de la souveraineté économique nationale.
Un Trésor tourné vers l’avenir
Les ateliers techniques approfondissent ces réflexions en abordant la certification des comptes publics, la budgétisation par objectifs et la comptabilité patrimoniale. Ce travail de fond témoigne d’une volonté d’excellence et d’un esprit de réforme en phase avec la vision du chef de l’État : celle d’un appareil financier plus transparent, plus efficient, et mieux arrimé aux standards internationaux.
La clôture, le 18 octobre, se veut plus conviviale. Au stade de l’Amitié d’Angondjé, les agents du Trésor se retrouvent autour d’activités sportives symbolisant la cohésion et la vitalité retrouvées d’une institution désormais ancrée dans le XXIᵉ siècle.
Soixante ans après sa création, le Trésor public gabonais ne se contente plus de garder les coffres de la République : il en devient la conscience méthodique, le garant de la vérité comptable, et l’un des instruments les plus discrets mais les plus essentiels de la refondation de l’État.
